L’Afrique des routes, au musée du Quai Branly

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Cette année l’Afrique est sans aucun doute à l’honneur dans les musées et autres lieux culturels en Europe.

On ne compte plus le nombre d’expositions, de festivals ou d’événements qui mettent en valeur les cultures africaines.

La dernière expo à avoir attiré notre attention c’est l’Afrique des routes, présentée au musée du Quai Branly à Paris.

Une bonne nouvelle, vous pouvez aller la découvrir jusqu’ au 12 novembre ; profitez donc du 1er novembre (Toussaint) ou du 11 novembre.

Si l’Afrique est le berceau de l’humanité, elle est de fait, aussi celui des échanges entre humains. En retraçant les différents mouvements relationnels entre les peuples réalisés sur le continent africain, l’exposition révèle les débuts de ce qu’on appelle maintenant la mondialisation ou globalisation.

Cela a bel et bien commencé en Afrique. Et dès l’ouverture de l’exposition le ton est donné, avec une peinture murale datant du Pariétal (-1000 avant JC). Cette œuvre retrouvée au Nord du contient, immortalise une scène de chasse avec des chevaux. On y découvre ainsi ce moyen de transport utilisé avant les chameaux.

crédits : auteur de la photo

Plus sur l’exposition l’Afrique des routes

affiche l’Afrique des routes – crédits Musée du Quai Branly

En se focalisant sur différents aspects qui régissent la vie des communautés, le musée du Quai Branly présente une large variétés d’échanges intra et extra africains. On découvre ainsi les sujets des échanges commerciaux, les intéractions culturelles ainsi que le syncrétisme qui en découle. Religion, rites funéraires, décoration, bijouterie, moyens de locomotion… tout y passe.

Cette exposition a le grand mérite de rassembler en un seul lieu des thématiques habituellement séparées.

Elle est aussi pédagogique avec notamment la présence de cartes animées ou mêmes de frises chronologiques.

Enfin l’Afrique des routes, ne fait pas l’impasse sur les routes de l’esclavage, de la colonisation, des guerres. Et tout cela en mêlant présentation artistique, historique et culturelle.

 

Ce que nous avons particulièrement aimé de l’exposition

Comme vous le savez chez nous : à chaque expo, son coup de cœur.

Le nôtre nous l’avons rencontré à la fin.

Un diaporama photographique présente l’œuvre de l’artiste The Repair. Âmes sensibles s’abstenir ! Il établit un parallèle entre les visages défigurés de personnes blessées, souffrant de malformation ou de maladie et les masques africains. Drôle d’œuvre qui n’en reste pas moins une des plus intrigantes de l’exposition.

On en vient même à se demander si les masques pourraient, en fait, être des copies ou des témoignages du réel. Si certains masques, représentant des divinités, étaient en réalité des représentations humaines. Ces personnes, qui ayant survécues aux guerres ou maladies, auraient été élevées au rang de divinités. Même de nos jours, les héros de guerres ne sont-ils pas honorés ?!

Bref cette œuvre de l’exposition l’Afrique des routes nous a bouleversés. C’est tant mieux, nous y sommes allés pour ça !

Allez-y et surtout dîtes-nous ce que vous en pensez.

Pour ceux qui auront suivi nos recommandations ou pas, et qui ont parcouru l’exposition l’Islam en Afrique  » Islamic treasures in Bilâd al-Sûdân  » (en anglais), vous y trouverez quelques éléments déjà rencontrés. De même, les visiteurs du musée Dapper rencontreront quelques œuvres familières.

Certains apprécieront de voir le roi Behanzin et sa famille en photo. D’autres se surprendront à rêver en voyant les illustrations de la reine de Saba et de Salomon.

N’hésitez pas y allez avec les enfants. Comme mentionné plus haut, l’exposition est pédagogique. Avec des images et des objets vous montrerez et partagerez ce qui fait la richesse de l’Afrique.

 

PS : Nous ne disposons pas des noms des auteurs des photos illustrant notre article. cf. Exposition l’Afrique des routes.